Solidarités : quelle politique sociale ?

Solidarités : quelle politique sociale ?

Loan Heugas 22 January 2026

Quelle est notre conception ?

La solidarité vaut pour tou·tes les habitant·es de la ville, à toutes les étapes de la vie, de la petite
enfance au grand âge… Elle constitue notre socle commun, ce qui nous lie, nous protège, nous rend
humains.

Nous voulons faire de Tarbes une ville juste, solidaire, inclusive, respectueuse de la dignité de
chacun·e ; cette volonté sera le socle de notre projet municipal. Nous placerons les habitant·es les
plus vulnérables au cœur de nos priorités, mais serons aussi attentifs à toutes et tous quels que
soient leur contexte de vie et leurs besoins, garantissant un accès égal aux services.
Elle nécessite un projet politique ambitieux, porté par les élu·es, éclairé par les agent·es, les
citoyen·nes.


Nous voulons garantir des services publics forts, à la fois patrimoine de celles et ceux qui n’en ont
pas, et instruments de cohésion sociale.
Nous ne nous défausserons pas sur les associations, mais nous leur donnerons les moyens de mener
à bien leurs projets.

Nous voulons prendre soin de chacun·e, avec un accompagnement de qualité à tous les âges de la
vie, des soins de proximité, de la prévention et des espaces publics favorables à la santé.
La solidarité ne concerne pas que le CCAS, elle doit mobiliser l’ensemble de nos politiques (jeunesse,
petite enfance, personnes âgées, logement, transport, culture, sport …), dans une logique de projet
global où l’objectif de solidarité traverse l’ensemble de nos politiques publiques et pas seulement
les missions dites sociales.


Affronter la réalité de notre ville : un taux de pauvreté à 26 %.
La pauvreté n’est pas une fatalité et bon nombre de situations de détresse sont la conséquence
directe de choix politiques : réformes successives de l’assurance chômage et de la retraite,
décrochage du RSA, interdiction de travailler pour les ménages sans titre de séjour.

Quelle est la situation à Tarbes ?

À Tarbes comme partout en France, les inégalités ne cessent d’augmenter : nous en sommes donc à
un taux de pauvreté de 26 %. Les chercheuses et chercheurs d’emploi, les familles monoparentales
et les enfants sont particulièrement exposés.


Le taux de chômage global est de 19,3 %, et pour les 15 – 24 ans il monte à 23,3 %.
Le non recours aux droits sociaux est un phénomène massif, avec 34 % pour le RSA, 50 % pour
l’ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées), 30 % pour l’assurance chômage, 32 % pour la
complémentaire santé solidaire. C’est la conséquence de la complexité des dispositifs, du manque
d’information, mais aussi de la stigmatisation et des discours culpabilisants.


L’inflation a aggravé les difficultés alimentaires, contraignant les plus précaires à une alimentation
insuffisante et néfaste à la santé ; les associations, débordées, tentent de répondre à l’urgence.
La réponse politique municipale est insuffisante : on accompagne, mais on ne cherche pas à infléchir
la situation, encore moins à lutter contre elle. Le CCAS n’a pas de direction à temps plein depuis 2
ans : le directeur général des services et le directeur du développement au service des habitants
sont mis à disposition pour… 3 h 30 hebdomadaires chacun. Il n’y a dès lors pas de projet de service.
Nous avons dénoncé à plusieurs reprises ces choix absurdes et inefficaces.


Les agent·es sont très engagé·es dans leur travail, mais les moyens humains demeurent eux aussi
insuffisants, et ne permettent pas la mise en œuvre d’actions collectives, la recherche de la
participation des usagers, ni les démarches en direction des publics les plus isolés. Les agent·es sont
en outre à l’étroit dans des locaux inadaptés.
L’analyse des besoins sociaux n’a pas été réactualisée depuis 2019, avant la crise sanitaire, et elle
n’a pas fait l’objet d’analyses thématiques par la suite.


Les liens entre les différents services sont insuffisants (centre de santé, jeunesse et vie associative,
maison sport santé…) : ce fonctionnement ne permet pas de prendre en compte toutes les
dimensions de la vie des personnes.


Notre ville est riche de projets citoyens et d’acteurs engagés dans la solidarité… mais le soutien aux
associations de solidarité est insuffisant. À Tarbes comme ailleurs, elles alertent sur leurs grandes
difficultés financières, en lien notamment avec une baisse drastique des financements publics, avec
pour certaines des plans sociaux.

Que propose Tarbes Citoyenne Écologique et Solidaire ?

L’action de la municipalité s’est plutôt jusqu’alors portée sur la ville, nous, nous voulons prendre soin
de ses habitant.es !


- Nous donnerons au CCAS les moyens humains et matériels pour la solidarité de demain :
nous renforcerons les moyens humains avec une direction à temps plein qui porte et éclaire
notre projet politique, qui co-construit un projet de service, nous embaucherons des
travailleurs sociaux et agents en nombre suffisant pour accueillir de manière inconditionnelle
et accompagner tous les publics, avec des actions collectives et la possibilité d’aller vers les
plus isolé·es, les invisibles (migrant·es…). Nous engagerons une rénovation des locaux.
Les liens seront à renforcer avec l’ensemble des services municipaux , plus particulièrement
avec le centre de santé municipal, la maison sport santé.
Nous rendrons du pouvoir d’agir aux seniors, en encourageant leur participation citoyenne ;
nous veillerons à l’accessibilité et au confort des espaces publics de la ville (bancs,...) . Afin
d’accompagner la perte d’autonomie, nous développerons un service d’aide à domicile
municipal.


- Analyse des besoins sociaux : au-delà d’un recueil de données, nous en ferons un véritable
outil stratégique d’aide à la décision, en associant les citoyen·nes, avec un focus sur la santé
(et la santé mentale). Nous l’étendrons à l’intercommunalité.


- La solidarité concerne toutes les politiques de la municipalité : nous aurons le souci de
« décloisonner » notre action et de mesurer l’impact de nos décisions sur la santé, leur effet
sur les inégalités sociales. Nous en ferons un bilan régulier en conseil municipal.


- Nous créerons les conditions favorables pour une coordination de l’ensemble des acteurs de
la solidarité (associatifs, institutionnels) : mise en réseau, espace d’échanges, observatoire et
laboratoire d’actions innovantes pour animer le territoire autour de la problématique sociale.
Nous nous appuierons sur le bilan de l’expérimentation « Territoires zéro non recours » pour
faciliter et simplifier l’accès aux droits.

- Notre volonté est de permettre à toutes et tous d’accéder à un logement digne.
Pour prendre en compte les mal-logés, les personnes en errance, nous travaillerons sur un
accueil de jour : coordination des dispositifs existants, renfort par la mise à disposition d’un·e
agent·e municipal·e, opportunité de créer un lieu complémentaire. Nous mettrons à
disposition de nouveaux logements ALT (allocation de logement temporaire) gérés par le
CCAS pour accueillir temporairement des personnes en difficultés financières et sociales sans
logement et ne relevant pas d’un CHRS.


- Pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes, nous instaurerons la
gratuité des fournitures, sorties, spectacles pour les scolaires. Nous ferons de l’amélioration
du réseau de transport en commun et de sa gratuité l’objectif de notre mandat
communautaire.


- La solidarité alimentaire fera partie de nos priorités : nous ferons évoluer l’accès à l’épicerie
sociale et soutiendrons les projets de supermarchés coopératifs. La restauration collective
est aussi un levier d’égalité (écoliers, personnes âgées, crèches…), nous garantirons son
accessibilité financière et viserons 100 % de produits locaux et/ou bio d’ici à la fin de notre
mandat. L’accès à une alimentation saine, de qualité et produite localement, enjeu de santé
et d’économie locale, concerne tou·tes les habitant·es de l’agglomération. Pour y répondre,
nous prendrons toute notre place dans le Projet Alimentaire Territorial, actuellement en
sommeil, et soutiendrons une expérimentation locale de la sécurité sociale de l’alimentation.


- Toutes les politiques municipales doivent contribuer à la santé des habitant·es, agissant sur
les déterminants de santé : logement, alimentation, mobilité, accès à la culture, à l’activité
physique et sportive… Nous nous engageons à lutter contre les inégalités sociales de santé
et à veiller à ce que nos décisions politiques prennent en compte l’impact sur la santé. Nous
créerons un service de santé dédié, orienté vers des actions de prévention, s’appuyant sur
un centre de santé principal et des annexes dans les quartiers. Nous mettrons en place une
mutuelle municipale. (voir volet santé de notre programme).


- Nous viendrons en soutien des parents isolés, qui sont majoritairement des mères : accès à
l’emploi, au logement et aux droits, tarifications solidaires réellement accessibles, accès
facilité aux modes de garde, renforcement des dispositifs existants pour l’accès aux vacances.

- Nous accorderons une attention particulière aux femmes : lutte contre les violences
sexuelles et sexistes, lutte contre la précarité menstruelle, soutien renforcé aux associations
(Planning Familial, CIDFF,…).


- Nous voulons retisser du lien, recoudre la ville : pour cela nous créerons un centre social, en
partenariat avec la CAF, lieu ouvert à tous, permettant la mixité des publics, l’émergence de
projets portés par les associations.


- L’agglomération porte la politique de la ville, visant par des actions ciblées à réduire les écarts
de développement, à Tarbes dans trois quartiers prioritaires (QPV) : Bel Air, Ormeau et
Mouysset / Val d’Adour, Solazur et Debussy, Laubadère. Nous veillerons à ce que son
financement, fragilisé par le désengagement de l’État, soit pérenne et évaluerons, pour
certaines actions, leur déploiement à l’ensemble de la ville, la précarité ne s’arrêtant pas aux
frontières des QPV.
Nous réévaluerons l’opération de renouvellement urbain du quartier Bel Air pour améliorer
ce projet avant sa mise en œuvre.


- Nous mettrons en débat l’intérêt communautaire de la compétence sociale, en proposant sa
définition dans la lutte contre les exclusions.
La municipalité doit renforcer les services publics, qui sont le bien de tous, les garants de la
justice social. Les élu·es doivent s’engager pour le maintien et le renforcement des services
publics de l’État (école, santé, police, justice, …).





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